Le cadre spatio-temporel
et la vraisemblance
Généralement, on utilise les indications de lieu et de
temps dans le récit comme des effets de réel, qui permettent de faire en
sorte que le lecteur croie à l'histoire racontée. Pour cela, il faut d'abord
éviter les contradictions. Par exemple, les déplacements des personnages
doivent être logiques par rapport au temps écoulé pour éviter l'incrédulité ou
l'incompréhension du lecteur.
Quand on écrit, il faut adapter le cadre
spatio-temporel aux événements racontés afin de renforcer l'atmosphère du
récit. Situer un récit dans le temps n'est pas seulement une question
de date ou d'époque. La saison, le moment de la journée ou de la nuit sont
autant de détails qui peuvent influer efficacement sur l'ambiance générale du
récit.
Les outils pour définir
le cadre spatio-temporel
Il faut penser à utiliser les outils grammaticaux que sont
les compléments circonstanciels ou les connecteurs
logiques de temps ou de lieu. On peut aussi employer les outils lexicaux
comme les indicateurs de temps et de lieu (date, jour,
mois, saison, nom de pays, de ville, de région...) mais aussi les champs
lexicaux.
Quand on a recours à la description, il est important de soigner son
organisation. On choisit l'ordre des éléments décrits selon l'intention voulue.
Enfin, l'utilisation des figures de style comme la comparaison ou
la métaphore peut également aider à donner au récit la tonalité
recherchée.
Les indicateurs temporels et les temps verbaux sont les
principaux éléments utilisés pour situer dans le temps.
1-Les indicateurs temporels
Ce sont des mots ou des expressions qui donnent des
précisions sur le temps.
Exemple : L’année prochaine, je
serai première au cross du collège. → futur : L’événement n’a pas eu encore lieu.
Il y a un an, j’ai manqué le podium de quelques minutes. → passé : L’époque est accomplie, révolue)
En ce moment, je m’entraîne trois fois par semaine. → présent : Le moment présent, actuellement.
Il y a un an, j’ai manqué le podium de quelques minutes. → passé : L’époque est accomplie, révolue)
En ce moment, je m’entraîne trois fois par semaine. → présent : Le moment présent, actuellement.
Indicateurs
du passé
|
Indicateurs
du présent
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Indicateurs
du futur
|
Hier
La veille La semaine dernière La semaine précédente Avant hier L’avant-veille Jadis |
Aujourd’hui
Ce jour (là) Ce mois-ci Actuellement Présentement Tout de suite Maintenant |
Un moment après
Plus tard Après Demain, Le lendemain Après-demain, Le surlendemain Quelques jours plus tard La semaine prochaine, suivante |
Les indicateurs peuvent être des groupes nominaux (exemple : la
semaine dernière) ; des adverbes (exemples : jadis,maintenant, demain) ;
des propositions (exemple : Il y a fort longtemps) qui
auront pour fonction de compléter la circonstance temporelle du verbe
ou de la phrase : ils ont la fonction de compléments
circonstanciels de temps.
2-Les verbes
Les différents temps verbaux indiquent le temps et/ou la
durée de l’action.
Exemples :
- Il y a longtemps, j’ai perdu lors de cette compétition.
→ Le temps est le PASSE-composé de l’indicatif.
- En ce moment, je m’entraîne trois fois par semaine.
→ Le temps est le PRESENT de l’indicatif.
- Demain, je gagnerai ce cross.
→ Le temps est le FUTUR de l’indicatif
• Les temps de l’indicatif situent l’action dans le déroulement du temps
- Il y a longtemps, j’ai perdu lors de cette compétition.
→ Le temps est le PASSE-composé de l’indicatif.
- En ce moment, je m’entraîne trois fois par semaine.
→ Le temps est le PRESENT de l’indicatif.
- Demain, je gagnerai ce cross.
→ Le temps est le FUTUR de l’indicatif
• Les temps de l’indicatif situent l’action dans le déroulement du temps
Temps
du passé
|
Temps du présent
|
Temps
du futur
|
- Le passé composé (auxiliaire au
présent + participe passé)
- L’imparfait - Le plus que parfait (auxiliaire à l’imparfait + participe passé) - Le passé simple - Le passé antérieur (auxiliaire au passé simple +participe passé) |
- Le
présent
|
- Le futur
- Le futur antérieur (auxiliaire au futur + participe passé) - Le futur proche : verbe « aller » au présent (« Je vais gagner dans quelques jours ! ») |
Les
connecteurs spatiaux
Ils servent à se situer dans l'espace et aident à se
représenter un lieu. Ils sont très présents dans les descriptions et
s'organisent à partir d'un point de repère que l'on appelle le point de
vue.
Ils situent les éléments les uns par rapport aux
autres ; on les rencontre notamment dans les descriptions. Ces connecteurs
peuvent être :
des adverbes ou
des locutions adverbiales (au-dessus, en-dessous, tout près, plus haut,
devant derrière...). On peut aussi retenir des adverbes qui fonctionnent
ensemble ( ici on trouvait les tissus, là les
robes. D’un côté... de l’autre côté... )
des groupes
nominaux (ou pronominaux), précédés d’une préposition (à gauche, à droite,
au fond, à l’arrière, devant lui, au-dessus de sa tête, sous sa main, quelques
kilomètres plus loin, deux mètres plus bas...). On constate généralement
que ces connecteurs situent les éléments par rapport à d’autres éléments déjà
mentionnés.
Exemple :
C'était une chambre modeste. À droite, près de la cheminée, se trouvait le lit. En face, il y avait une chaise et, juste derrière, un petit lavabo de porcelaine.
Il s'agit souvent d'antonymes : en haut/en bas, à droite/à gauche, devant/derrière, ici/là-bas, etc.
C'était une chambre modeste. À droite, près de la cheminée, se trouvait le lit. En face, il y avait une chaise et, juste derrière, un petit lavabo de porcelaine.
Il s'agit souvent d'antonymes : en haut/en bas, à droite/à gauche, devant/derrière, ici/là-bas, etc.
*Il ne faut pas confondre les connecteurs
spatiaux avec d’autres indicateurs de lieu qui
situent directement les choses et les êtres dans l’espace. Il peut s’agir par
exemple :
de lieux nommés
directement (à Bordeaux, dans la rue Mazarine, chez mon grand-père, dans la
maison de mon enfance...)
de lieux situés
par rapport à l’énonciateur/au narrateur au moment où il formule son message (en
face de moi, dans la maison où je me trouve...)
On ne retiendra donc comme connecteurs spatiaux que les
termes qui situent les éléments les uns par rapport aux autres et permettent
d’établir des liens entre les phrases.
Cependant toute indication sur le lieu entre dans le domaine de la descritpion de l’espace dans le conte.
Cependant toute indication sur le lieu entre dans le domaine de la descritpion de l’espace dans le conte.
Vous pouvez vous entraîner avec l'exercice suivant :
Le texte ci-dessous est un extrait d'un conte célèbre "La belle au bois dormant", complétez le texte avec des connecteurs spatio-temporels :
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