vendredi 26 février 2016

Personnages

La caractérisation du personnage

On distingue :


  • la personne : être réel, fait de chair et d’os ;
  • le personnage : être de papier, qui n’existe que par les mots du texte.
1-L’identité du personnage est constituée :


  • d’un état civil : (un nom, un prénom, un surnom, un titre.)
  • d’un passé : qui donne au personnage une véritable épaisseur ;
  • d’un portrait physique : évocation du corps, des traits, de l’apparence vestimentaire ;
  • d’un portrait psychologique et moral : pensées, sentiments, comportements, goûts, conception de l’existence ;
  • d’un langage, révélateur de ses origines sociales et de sa psychologie ;
  • d’une profession et d’un décor où évolue le personnage ; ils renvoient à son appartenance à un groupe social.



Activité
Lisez l’extrait suivant et relevez toutes les expressions caractérisant le héros. De quel type de portrait il s’agit ?
« Je viens d’avoir trente-quatre ans, dans la moitié de la vie.
Au physique, je suis de taille moyenne, plutôt petit. J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ça ne se développe une calvitie menaçante. Autant que je puisse en juger, les traits caractéristiques de ma physionomie sont : une nuque très droite, tombant verticalement comme une muraille ou une falaise, marque classique (si l’on en croit les astrologues) des personnes nées sous le signe du Taureau ; un front développé, plutôt bossué, aux veines temporales exagérément noueuses et saillantes. Cette ampleur de front est en rapport (selon le dire des astrologues) avec le signe du Bélier ; et en effet je suis né un 20 avril, donc aux confins de ces deux signes : le Bélier et le Taureau. Mes yeux sont bruns, avec le bord des paupières habituellement enflammé ; mon teint est coloré ; j’ai honte d’une fâcheuse tendance aux rougeurs et à la peau luisante. Mes mains sont maigres, assez velues, avec des veines très dessinées ; mes deux majeurs, incurvés vers le bout, doivent dénoter quelque chose d’assez faible ou d’assez fuyant dans mon caractère »
Michel Leiris, L’Âge d’homme, @Gallimard, 1939 

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