samedi 5 mars 2016

Pourquoi ce blog

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) célèbre le 20 mars 2016, la journée internationale de la francophonie. Dans le cadre particulier de cette Journée, l’Agence universitaire de la francophonie à travers son CNF d’Alexandrie, la Bibliothèque Francophone de la Bibliotheca Alexandrina et l’Institut français d'Égypte à Alexandrie, lancent la 4ème édition du concours « Écrire la Francophonie sur le thème « Le pouvoir des mots ».
Le but du concours est de motiver l’expression personnelle en langue française.
Concrètement, il s’agit d’écrire un conte en s’appuyant sur une expérience personnelle pour raconter en quoi le pouvoir des mots influence le comportement dans une situation donnée.
Conscientes de l’importance de telles occasions pour initier nos jeunes apprenants à participer activement à la vie sociale et par la suite à s’approprier l’apprentissage, nous avons conçu ce blog afin de les aider à se préparer d’une manière efficace et attirante à la participation  à ce concours.
Nous pensons que le blog favorisera le développement de la créativité chez l’apprenant, l’incitera à prendre conscience des exigences de sa formation, de ses acquis, de ses compétences et enfin à les mobiliser pour arriver au terme de son projet : la rédaction d’un conte.

Définir le conte

1-Qu’est-ce qu’un conte

Le conte est un récit court (en prose ou en vers), un récit de faits qui pose un regard sur la réalité par le biais du merveilleux ou du fantastique. Le conte est généralement destiné à distraire, à instruire en amusant.
Dans le conte, on n’observe ni unité de temps, ni unité de lieu. Le conte est un terrain fertile pour l’imagination.

2-Les divers types de contes

  • Le conte de fées
  • Le conte philosophique
  • Le conte fantastique
  • Le conte noir
  • Le conte étiologique
  • Le conte plaisant
  • Le conte satirique

3-Les caractéristiques du conte

Un conte commence généralement par une formule d’ouverture : « Il était une fois- Il y a bien longtemps- En ce temps là. »
-Le conte se termine par une formule de clôture : « Et ils vécurent désormais heureux avec leurs enfants pour ne plus se séparer- et il épousa la princesse et ils vécurent longtemps dans u parfait bonheur- et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. »
-Le conte a une fin heureuse : les héros rentrent chez eux après avoir éliminé les forces du mal, les amoureux se marient finalement, les enfants perdus retrouvent leurs parents, etc. »
-Le conte implique l’évolution d’un personnage à travers une succession d’états différents provoquée par les transformations de ces états à travers diverses phases de la narration.

Tout conte a un schéma narratif.

4- le schéma narratif  d’un conte

Les étapes du schéma narratif sont les suivantes :

  • La situation initiale : c’est la présentation des personnages et de la situation. On donne des informations sur les personnages et la façon dont ils vivent.
  • L’élément modificateur (ou perturbateur) : Il change la situation initiale et déclenche les actions. Il vient perturber le bon déroulement de choses. Il arrive quelque chose.
  • Les péripéties : ce sont les éléments qui contribuent à aggraver la situation. Ce sont les événements et les aventures provoqués par l’élément perturbateur.
  • La dégradation (ou l’élément de résolution) : c’est ici qu’une solution se manifeste. Le personnage trouve une résolution à son problème. Le problème résolu annonce la fin des ennuis.
  • La situation finale : c’est le point sur lequel s’achève le récit. Comment les personnages retrouvent la vie calme du début. 

Pour vous entraîner :

Activité 1 


Activité 2

Regardez l’histoire de « Jack et le haricot magique ». Relevez de cette histoire les cinq étapes du schéma narratif et classez-les dans le tableau ci-dessous


La situation initiale
L’élément modificateur (ou perturbateur)
Les péripéties
La dégradation
La situation finale












Racontez un événement de la vie quotidienne en suivant le schéma narratif appris

Situation initiale : Ce jour là, un jour, la semaine dernière…..
Élément modificateur : Soudain………..
Péripéties : Puis,………………..
Élément de la résolution : Alors, ensuite,
Situation finale : Enfin, finalement…….

5 - Les composantes du conte


Voici Les 4 composantes essentielles du conte que nous allons travailler  :
-Action
-Personnages
-Temps
-Espace

Action



Raconter au passé

Activité 

Relevez tous les verbes de la chanson.

Indiquez leur temps.
Réécrivez la chanson avec vos propres paroles tout en gardant les temps des verbes.



 Mettre l'action de son conte en ordre


Pour les connecteurs logiques et leur fonction consultez la fiche dans ce lie


Pour vous entraîner à l'usage des connecteurs logiques :


Activité 



Activité 2



Activité 3


vendredi 26 février 2016

Personnages

La caractérisation du personnage

On distingue :


  • la personne : être réel, fait de chair et d’os ;
  • le personnage : être de papier, qui n’existe que par les mots du texte.
1-L’identité du personnage est constituée :


  • d’un état civil : (un nom, un prénom, un surnom, un titre.)
  • d’un passé : qui donne au personnage une véritable épaisseur ;
  • d’un portrait physique : évocation du corps, des traits, de l’apparence vestimentaire ;
  • d’un portrait psychologique et moral : pensées, sentiments, comportements, goûts, conception de l’existence ;
  • d’un langage, révélateur de ses origines sociales et de sa psychologie ;
  • d’une profession et d’un décor où évolue le personnage ; ils renvoient à son appartenance à un groupe social.



Activité
Lisez l’extrait suivant et relevez toutes les expressions caractérisant le héros. De quel type de portrait il s’agit ?
« Je viens d’avoir trente-quatre ans, dans la moitié de la vie.
Au physique, je suis de taille moyenne, plutôt petit. J’ai des cheveux châtains coupés court afin d’éviter qu’ils ondulent, par crainte aussi que ça ne se développe une calvitie menaçante. Autant que je puisse en juger, les traits caractéristiques de ma physionomie sont : une nuque très droite, tombant verticalement comme une muraille ou une falaise, marque classique (si l’on en croit les astrologues) des personnes nées sous le signe du Taureau ; un front développé, plutôt bossué, aux veines temporales exagérément noueuses et saillantes. Cette ampleur de front est en rapport (selon le dire des astrologues) avec le signe du Bélier ; et en effet je suis né un 20 avril, donc aux confins de ces deux signes : le Bélier et le Taureau. Mes yeux sont bruns, avec le bord des paupières habituellement enflammé ; mon teint est coloré ; j’ai honte d’une fâcheuse tendance aux rougeurs et à la peau luisante. Mes mains sont maigres, assez velues, avec des veines très dessinées ; mes deux majeurs, incurvés vers le bout, doivent dénoter quelque chose d’assez faible ou d’assez fuyant dans mon caractère »
Michel Leiris, L’Âge d’homme, @Gallimard, 1939 

Temps et Espace

Le cadre spatio-temporel et la vraisemblance
Généralement, on utilise les indications de lieu et de temps dans le récit comme des effets de réel, qui permettent de faire en sorte que le lecteur croie à l'histoire racontée. Pour cela, il faut d'abord éviter les contradictions. Par exemple, les déplacements des personnages doivent être logiques par rapport au temps écoulé pour éviter l'incrédulité ou l'incompréhension du lecteur.

Quand on écrit, il faut adapter le cadre spatio-temporel aux événements racontés afin de renforcer l'atmosphère du récit. Situer un récit dans le temps n'est pas seulement une question de date ou d'époque. La saison, le moment de la journée ou de la nuit sont autant de détails qui peuvent influer efficacement sur l'ambiance générale du récit.


Les outils pour définir le cadre spatio-temporel

Il faut penser à utiliser les outils grammaticaux que sont les compléments circonstanciels ou les connecteurs logiques de temps ou de lieu. On peut aussi employer les outils lexicaux comme les indicateurs de temps et de lieu (date, jour, mois, saison, nom de pays, de ville, de région...) mais aussi les champs lexicaux.


Quand on a recours à la description, il est important de soigner son organisation. On choisit l'ordre des éléments décrits selon l'intention voulue.

Enfin, l'utilisation des figures de style comme la comparaison ou la métaphore peut également aider à donner au récit la tonalité recherchée.

Les indicateurs temporels et les temps verbaux sont les principaux éléments utilisés pour situer dans le temps.

1-Les indicateurs temporels
Ce sont des mots ou des expressions qui donnent des précisions sur le temps.

Exemple : L’année prochaine, je serai première au cross du collège. futur : L’événement n’a pas eu encore lieu.
Il y a un an, j’ai manqué le podium de quelques minutes.
passé : L’époque est accomplie, révolue)
En ce moment, je m’entraîne trois fois par semaine.
présent : Le moment présent, actuellement.

Indicateurs du passé
Indicateurs du présent
Indicateurs du futur
Hier
La veille
La semaine dernière
La semaine précédente
Avant hier
L’avant-veille
Jadis
 
Aujourd’hui
Ce jour (là)
Ce mois-ci
Actuellement
Présentement
Tout de suite
Maintenant
 
Un moment après
Plus tard
Après
Demain, Le lendemain
Après-demain, Le surlendemain
Quelques jours plus tard
La semaine prochaine, suivante

Les indicateurs peuvent être des groupes nominaux (exemple : la semaine dernière) ; des adverbes (exemples : jadis,maintenantdemain) ; des propositions (exemple : Il y a fort longtemps) qui auront pour fonction de compléter la circonstance temporelle du verbe ou de la phrase : ils ont la fonction de compléments circonstanciels de temps.

2-Les verbes
Les différents temps verbaux indiquent le temps et/ou la durée de l’action.
Exemples :
- Il y a longtemps, j’ai perdu lors de cette compétition.
Le temps est le PASSE-composé de l’indicatif.

- En ce moment, je m’entraîne trois fois par semaine.
Le temps est le PRESENT de l’indicatif.

- Demain, je gagnerai ce cross.
Le temps est le FUTUR de l’indicatif

• Les temps de l’indicatif situent l’action dans le déroulement du temps


Temps du passé
 Temps du présent

Temps du futur
Le passé composé (auxiliaire au présent + participe passé)
L’imparfait
Le plus que parfait (auxiliaire à l’imparfait + participe passé)
Le passé simple
Le passé antérieur (auxiliaire au passé simple +participe passé)
 
Le présent
Le futur
Le futur antérieur (auxiliaire au futur + participe passé)
Le futur proche : verbe « aller » au présent (« Je vais gagner dans quelques jours ! »)